Conférences de presse

Conférence de presse tenue à Berlin, à l'occasion de la visite du ministre roumain des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu, le 12 janvier 2016

Speaker: 
Frank-Walter Steinmeier, Lazăr Comănescu
Date: 
01/12/16
Location: 
Berlin


Déclaration de presse du ministre fédéral allemad des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier:

Nous ouvrons cette conférence en mentionnant l'attaque  terroriste lancée aujourd'hui à Istanbul. Nous condamnons, de la manière la plus ferme,  cet acte terroriste lache et barbare ayant ensanglanté la métropole turque d'Istanbul, que nous tenons en estime pour son ouverture remarquable. Nous sommes, en ces moments aux cotés de la Turquie; nous exprimons  la douleur  à l'egard des victiomes de cette attaque meurtriere tandis que nos pensees vont  vers leurs parents; leurs familles.  Il nous faut cependant prendre pour sûre la prémisse que parmi les victimes de l'attaque terroriste figurent aussi des citoyens allemands. La cellule de crise du ministère allemand des Affaires étrangères est immédiatement entrée en action et travaille en étroite collaboration avec le Consulat Allemand d'Istanbul, en maintenant un contact serré avec les autorités turques. J'appelle, à ce propos, les citoyens allemands d'Istanbul à suivre les avis aux voyageurs placés sur le site internet du ministère des Affaires étrangères, avis actualisés en permanence. J'arrête ici les informations sur l'attentat d'Istanbul.  Cher Lazar,  je me suis beaucoup réjoui de ta visite même si je regrette le contexte dans lequel elle se déroule mais je veux souligner que tu es revenu ici à Berlin, une ville ou tu as travaille longtemps, avec plaisir,  et que je me réjouis aussi de revoir en ta personne un grand ami de l'Allemagne, venu en qualité de ministre des Affaires étrangères de Roumanie. Nous nous sommes entretenus aujourd'hui des liens multiples tissés entre nos deux pays, au plan économique et humain. Par le biais des nombreux citoyens roumains  qui travaillent ici en Allemagne, par le biais de la minorité allemande de Roumanie, l'on est en présence de nombreux liens mutuels, humains, personnels, complexes, qui sont importants au plan des rapports particulierement étroits de nos gouvernements. Nous avons deja discuté de la situation politique intérieure de Roumanie et la je me permettrais de dire que la politique intérieure de Roumanie traverse maintenant une situation spéciale, avec son gouvernement de technocrates qui se voit plus ou moins contraint , du point de vue politique, dans son effort de faire progresser le pays dans la voie de la réforme. Dans la discussion eue aujourd'hui, nous avons également précisé la nécessité de la lutte  ininterrompue contre la corruption,  ayant d'ailleurs convenu ensemble  qu'un lien existe bien entre les investissements venus de l'étranger  et le succès de la lutte contre la corruption.  J'ai ressenti de la joie en vous écoutant parler des progrès remportés dans cette lutte et du fait que ce gouvernement, particulièrement ambitieux, se propose d'aboutir à des résultats qui produisent, dans le prochain rapport de la Commission Européenne,  des conclusions  bien plus favorables que celles  antérieures.

Nous nous sommes  aussi entretenus de la situation en Europe et naturellement, nos gouvernements, pas seulement nous deux , au niveau personnel, sommes d'avis qu'il convient  de contribuer à ce que les situations de crise soient surmontées.  Il y a une crise au moins à trois paliers: on n'a pas encore dépassé  les difficultés financières  et économiquers  devenues évidentes  dans l'exemple de la Grèce, puis, nous  sommes entrés dans une phase difficile des négociations avec la Grande Bretagne,  dans l'espoir  que la population britannique  acceptera de nous entendre et de comprendre que l'idée de rester en  Europe est une idee correcte et importante. De même,  au troisieme palier,  il y a un aspect bien visible,  dans tous les journaux nationaux, à propos de la manière  dont nous nous rapportons à la migration en Europe.  Ces derniers mois, nous avons fait des progrès notables, à cet egard, mais  insuffisants, et c'est pour cela  que  nous deux, nous voulons voir les decisions europeennes visant la migration  mises en application.

Je dirais, en conclusion, que prochainement, dans quelques jours, au fait,  on se reverra à Bruxelles pour discuter de la situation en République de Moldova, un pays  marqué actuellement de l;instabilité et ou la formation d'un  gouvernement s'avère être  très difficile, tant que le danger existe de  voir annulées les  réformes entamées avec succès par le gouvernement sortant  du premier ministre Leancă.

Nous avons échangé, aujourd'hui, des opinions à l'égard de la manière dont l'Europe doit se rapporter à la Moldova.  En sa qualité de voisin, la Roumanie est un partenaire de discussion très important et pour cette raison,  je te remercie, cher Lazar,  des évaluations communiquées  aujourd'hui même.

Soyez, donc, cher Lazar, le bienvenu à Berlin!


Déclaration de presse du ministre roumain des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu:

Mesdames et Messieurs, bonjour!

Permettez-moi, avant de vous faire part de quelques idées au sujet de  notre rencontre d'aujourd'hui, de vous avouer que chemin faisant, vers Berlin,  j'étais, ce matin, profondement attristé   et irrité  d'assister à une nouvelle attaque,  Istanbul, une attaque ayant fait des victimes, morts et blessés et vous assure, par cette voie, d'avoir deja  exprimé mes condoléances  à l'ami  Frank- Walter Steinmeier, insistant sur ces condoléances, ici à Berlin,  dans les conditions ou parmi les victimes il y a aussi des citoyens allemands.

J'entends condamner ici, de la manière la plus forte,  les actes pareils,  qui nous montrent clairement l'importance extrème que revêt, pour nous tous, une union des forces dans la lutte contre ce fleau, pour le retour a un état de sûreté et de sécurité :

Ceci dit, je veux en premier lieu remercier le ministre  Frank-Walter Steinmeier de l'aimable invitation qu'il m'a fait parvenir, de venir ici à Berlin, en visite, peu de temps  après l'obtention de mon mandat ministériel. J'en suis profondément reconnaissant. . Certes, je me réjouis beaucoup de regagner Berlin, ou j'étais six années durant ambassadeur de Roumanie, et ou je me sens chez moi,  parmi  des amis authentiques, parmi de vrais amis. Au dela de cet aspect, je me réjouis certainement du fait que l'actuelle visite a .lieu dans  un certain contexte, dans des conditions d'excellence des  rapports roumano-allemands, dans leur ensembnle. Je dis cela sans hésitation aucune. Je peux avancer ici quelques arguments en faveur  de l'affirmation que je viens de faire:  cette dernière année, les dialogues  roumano-allemands, à tous leurs niveaux,  se sont déroulés d'une manière  treè intense:  le président de Roumanie,  est venu ici en février, le ministre Frank-Walter Steinmeier  a visité Bucarest au mois de mars, le premier ministre roumain, que j'ai d'ailleurs eu l'honneur d'accompagner, est venu  à Berlin la semaine passée,  tandis que le vice-premier ministre chargé de l'économie  venait à Berlin a la fin de 2015, pour prendre part à une réunion du Conseil de Coopération Economique roumano-allemad.  Au dela de toutes ces rencontres, de haut niveau,  l'on a aussi remarqué une intensité spéciale  du dialogue au niveau des hauts fonctionnaires, des experts, pas seulement des experts du ministère des Affaires étrangères, mais de tous les autres ministères, ce qui illustre une  vraie relation de partenariat, avec l'Allemagne, un partenariat  qui, pour nous, revêt une dimension stratégique.  Les quelques aspects que je viens de mentionner  relevent de la dimension politique, nos  relations dans la sphère de l'économie étant aussi bien développées. L'Allemagne est très visiblement le partenaire commercial numéro 1 de la Roumanie, qui déroule avec plus de 20% de son commerce extérieur.  Les compagnies allemandes se trouvent également  parmi les principaux investisseurs  dans l'économie roumaine,  contribuant à la creation de nouveaux emplois, souvent de haute productivité, le capital allemand étant à la bse de  la création de plus de 300 000  emplois.  Je me suis entretenu avec le ministre  de l'importance tout à fait  spéciale et spécifique,  dans la relation roumano-allemande,  de l'existence de la minorite allemande de Roumanie et de la communauté roumaine qui vit ici en Allemagne, lesquelles se sont manifestées et continuent de le faire en tant que pont  de liaison très solide,  dans le développement continu des relations, qu'on pourrait évoquer comme exemple de rapports  entre les divers pays ayant sur leur territoire des minorités d'un autre Etat.

Comme mon ami Frank-Walter vient de le dire, nous avons eu un échange approfondi et bien élargi  d'opinions  en marge de ce que veut dire  processus européen,  de même que ser les problemes auxquels nous sommes confrontés, que nous devons aborder  et auxquels nous devons trouver des solutions au niveau européen.  La migration  est évidenmment un exemple en ce sens. On a parlé d'une meilleure gestion de ce phénomène, de   la recherche des racines et des causes, de l'identification de solutions pour abourir à la réglementation stable, durable, du problème, ce qui n'est guerre possible qu'en s'attaquant  aux racines des  causes.

Dans le contexte, nous avons également parle de l'importance qui revient à la consolidation des frontières extérieures de l'Union Européenne et j'ajouterais que par une intensification des efforts , auxquels la Roumanie  a eu  et continue d'avoir sa contribution remarquable,  figurant parmi les principaux contributeurs a la Frontex,    j'espere aussi que grace aux développements et évolutions  que présentera le futur  rapport des  commissions, dans le cadre du Mécanisme de Coopération et de Suivi, l'on verra apparaître  de nouveaux arguments importants capables de permettre l'atteinte de notre objectif  de longue haleine qui est l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen.

Avec le ministre Frank -Walter, j'ai aussi discuté de divers points de l'ordre du jour,  dans le contexte européen,  des relations entre l'Union Européenne et la Grande Bretagne,  exprimant ensemble la ferme conviction  que l'Union Europeenne privée de la Grande Bretagne n'est plus celle qu'on désire et que par voie de conséquence, il est important de consentir des efforts pour trouver des modalités de faire des pas  en avant, pour assouvir certaines sollicitations de la partie britannique,  à condition, naturellement, de ne pas affecter  les principes fondamentaux  sur lesquels repose la Constitution Européenne.

Nous avons également procédé à  un  ample échange d'opinions sur les relations extérieures de l'Union Européenne, nortamment avec les pays de notre voisinage à l'est et nous nous sommes longtemps entretenus, probablement a la surprise de certains,  des relations entre l'Union Européenne et la République de Moldova,  étant tous les deux d'accord sur l'importance qui revient au maintien de la République de Moldova  sur un parcours européen, de meme qu'à la volonté de faire preuve, au niveau de l'Union Européenne,  de beaucoup plus d'imagination  et de créativité, afin de pouvoir, par l'activité déployée à l'Union Européenne, ainsi  qu'au niveau des Etats membres  et des institutions européennes,  nous assurer  que le parcours européen n'est pas seulement soutenu, en République de Moldova,  mais aussi consolidé par des actions  absolument nécessaires.  La tache, en ce sens, appartient aux autorités de  Chișinău, pour lesquelles les processus de réforme sont indispensables en matière de rapprochement de l'Union Européenne.

Notre discussion a aussi porté sur les évolutions enregistrées dans les Balkans de l'ouest,  à propos de l'importance de la poursuite de l'intégration européenne des pays respectifs dont chacun sait qu'ils sont  soit en train de négocier, soit candidats, notre intérêt à tous étant  de faire en sorte que cette zone  devienne  un jour partie prenante de l'Union Européenne.  Voila, doc, en grandes lignes, les thèmes que  nous venons d'aborder  et je veux  remercier une fois de plus  Frank-Walter de l'amitié qu'il nous montre,  tant au plan personnel, qu' en qualité de grad ami de la Roumanie. Je me réjouis d'avoir pu prendre part à ces conversations que nous allons d'ailleurs continuer, sous peu, dans d'autres formats,  puisque, vous le savez bien, la semaine prochaine, lundi même,  il y aura un Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne et nous allons nous y revoir avec un grand plaisir.