DISCOURS

Speaker: 
Lazăr Comănescu, ministre des Affaires étrangères
Date: 
08/29/16
Event: 
Réunion annuelle de la diplomatie roumaine – édition 2016
Location: 
Bucarest, Hôtel Marriott

Le ministre des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu (introduction): Tout d’abord, bonjour! Monsieur le Président Ion Iliescu, monsieur le Président Emil Constantinescu, monsieur le Président du Sénat Călin Popescu-Tăriceanu, monsieur le Président de la Chambre des députés Florin Iordache, monsieur le Premier ministre Dacian Cioloș, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Excellences, Mesdames et Messieurs. Soyez les bienvenus à la réunion annuelle des chefs de missions diplomatiques de la Roumanie, la réunion de la diplomatie roumaine, une réunion qui se déroule cette année dans un contexte international qui exige une attention et un dynamisme maximaux de la part de la diplomatie roumaine. Il s’agit d’une réunion lors de laquelle, bien sûr, étant donné son caractère annuel, nous nous proposons de dresser aussi un bilan de ce que nous avons réussi ou de ce que nous avons échoué à réussir cette année, mais surtout il s’agit d’une réunion au cours de laquelle nous nous proposons de voir ensemble, sur la base des analyses que nous faisons, ce que le service diplomatique de la Roumanie peut faire pour devenir plus efficace, plus orienté vers l’action et de cette perspective, je suis absolument convaincu - et je remercie beaucoup aux présidents des Chambres et le Premier ministre d’avoir eu la courtoisie de répondre positivement à notre invitation de nous joindre et de parler avec nous - que ce qu’ils nous diront aujourd'hui nous aidera à atteindre notre objectif que je viens de mentionner, de devenir plus efficaces, plus assertifs, plus orientés vers l'action dans notre démarche diplomatique. Avant de le faire, d’inviter nos distingués invités à intervenir dans nos discussions, permettez-moi d’attirer votre attention sur ce qui semble que nous le savons tous déjà: la semaine dernière en Italie a eu un tremblement de terre dévastateur à la suite duquel beaucoup de personnes, y compris des Roumains, ont perdu leur vie et donc je voudrais vous demander avant de commencer effectivement nos travaux de garder un moment de silence à la mémoire des victimes de ce tremblement de terre (moment de silence) : Je vous remercie beaucoup, beaucoup!

Avec cela, permettez-moi d’aller directement à nos travaux et d’inviter le Premier ministre Dacian Cioloș à prendre la parole. Monsieur le Premier ministre, s’il vous plaît!

Intervention du Premier ministre

Le ministre des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu: Permettez-moi de vous remercier au nom de mes collègues et de mes collaborateurs, Monsieur le Premier ministre, et de vous prier d’être sûr que votre intervention ce matin ne marquera seulement le cadre dans lequel les débats de cette réunion annuelle auront lieu, mais notamment les directions d’action pour l’activité du ministère des Affaires étrangères dans son ensemble dans la période à venir. Je vous en remercie beaucoup et je vous demande la permission d’inviter Monsieur le Président du Sénat  Călin Popescu-Tăriceanu d’intervenir. Merci beaucoup!

Intervention du Président du Sénat

Le ministre des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu: Je vous remercie beaucoup, Monsieur le Président du Sénat et je tiens à vous assurer que l’entier corps diplomatique roumain est conscient de ce que vous avez mentionné, notamment de la nécessité d'une assertivité accrue dans le contexte européen. Je tiens à vous assurer aussi que le corps diplomatique de la Roumanie est conscient de l’importance toute particulière de la diplomatie parlementaire. Encore une fois je vous remercie beaucoup et permettez-moi d’inviter Monsieur le Président de la Chambre des députés d’intervenir. Monsieur le Président!

Intervention du Président de la Chambre des Députés

Le ministre des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu: Je vous remercie beaucoup, Monsieur le Président, et je vous remercie aussi pour les paroles d’appréciation à l’adresse du ministère des Affaires étrangères. Je voudrais, à mon tour, non seulement pour réciproquer, mais parce que c’est la réalité même, de remercier, au nom du ministère des Affaires étrangères pour la collaboration particulière que nous avons et que nous avons eu avec le Parlement et de remercier surtout les présidents des commissions pour les Affaires étrangères du Sénat et de la Chambre des députés, les présidents des commissions pour les Affaires européennes des deux chambres et je veux vous assurer, Messieurs les Présidents du Parlement que nous savons et nous agissons dans le contexte dans lequel le rôle du Parlement, y compris en ce qui concerne la politique étrangère, est essentiel. Avec cela, Mesdames et Messieurs, je voudrais vous demander de me permettre d’exprimer à mon tour quelques réflexions liée à l’activité de jusqu'à présent du ministère et notamment à ce que nous nous proposons de faire. Je vous remercie beaucoup.

Le ministre des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu (discours): Permettez-moi de vous souhaiter encore une fois d’être bienvenues à notre réunion annuelle et de remercier encore une fois monsieur le Premier ministre, messieurs les présidents des Chambres et d’ajouter que, au cours de cette réunion nous bénéficierons également de la présence de deux personnalités étrangères distinguées. Pas par hasard il s’agit ici, la Roumanie étant membre de l'OTAN et membre de l'UE, de la présence à nos débats, pendant ces jours, du Secrétaire général adjoint de l’OTAN, de l’ambassadeur Alexander Vershbow et également du ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie en sa qualité de représentant de haut niveau du pays qui détient la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Mesdames et Messieurs,

Comme j’ai remarqué lors de mon intervention introductive, il s’agit d’une réunion annuelle, donc d’une réunion où nous allons faire aussi un bilan de notre activité, mais je pense qu’il est plus important d’essayer, à travers des débats et conclusions de cette réunion, de dresser une vision en perspective des approches en matière de politique étrangère, en fonction de ses composants essentiels pour la sécurité, l’ordre du jour européen, la situation régionale, l’action en plan multilatéral, la promotion des relations économiques extérieures et de la diplomatie économique.

Dans un contexte aussi complexe que dynamique, il devient nécessaire d’en développer davantage nos capacités de prévention, d’anticipation, d’analyse et de réaction. Nous devons nous impliquer plus énergiquement dans les débats européens, comme tous les trois parleurs, trois dignitaires, ont souligné ici, nous devons utiliser tout l’arsenal diplomatique dont nous disposons pour placer nos intérêts dans des formats qui soient à notre avantage, avec une chance d’impact et de réussite et en ayant en permanence en vue les structures auxquelles nous appartenons, à savoir nos objectifs communs. Quand je dis communs, je veux dire nos objectifs au sein de l’OTAN et dans le cadre de l’Union européenne.

Nous avons devant nous des responsabilités extrêmement importantes pour les années à venir: assumer pour la première fois la présidence du Conseil de l’Union européenne, lors du premier semestre 2019, mais aussi la célébration en 2018 du 100e anniversaire de la Grande Union.

Pour la première fois, pour notre méthode de travail on mentionne l’évaluation systématique de la réalisation des priorités stratégiques établies par le programme du gouvernement. La carte de ces priorités inaugure un instrument clair de coordination, de cohérence et d’action quantifiable pour l’action de politique étrangère. Je suis convaincu que le bon rythme de la mise en œuvre par tous les départements du ministère des Affaires étrangères des mesures prévues dans le programme du gouvernement conduira à l’achèvement, d’ici à la fin de l’année, des objectifs que nous avons inscrits dans ce programme.

Mesdames et Messieurs,

L’environnement régional de sécurité reste profondément affecté par les réverbérations des événements des deux dernières années dans le voisinage de l’Union européenne. En Orient, nous nous confrontons aux violations du droit international, ce qui aggrave encore la stabilité de la région élargie de la mer Noire.

Dans le voisinage méridional de l’OTAN et l’Union européenne, nous assistons à l'émergence d’un défi majeur: le terrorisme, la perpétuation du conflit en Syrie, les tensions ethniques et politiques, l’instabilité chronique dans le Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, tout cela générant des flux migratoires incontrôlés vers les pays européens.

Le sommet de l’OTAN à Varsovie organisé au mois de juillet de cette année a eu le mérite de répondre à ces préoccupations par la réaffirmation avec clarté de la solidarité et de l’unité de l’Alliance, mais aussi de la solidarité des États alliés. Les décisions adoptées reflètent pleinement les objectifs de notre pays, par la promotion d’une visibilité accrue de notre région, et la mer Noire a été reconnue comme une zone d’importance stratégique pour la sécurité de l’ensemble de l’Alliance. Je pense que cet aspect est très important. L’ensemble du flanc oriental est maintenant dans l’attention de l’Alliance, y compris par l’accroissement de la capacité de répondre aux défis à l’adresse de la sécurité et de la stabilité dans notre région.

Il est essentiel maintenant de concrétiser les décisions adoptées. Dans cette logique, au début du mois de novembre, il aura lieu à Bucarest, une nouvelle réunion des ministres des Affaires étrangères des États du flanc oriental, membres de l’Alliance, suivie, comme déjà annoncé, par un nouveau sommet dans ce format, quelque part de l’année à venir. Nous, le ministère des Affaires étrangères, nous avons l’obligation de préparer très, très bien cette réunion. De manière complémentaire, nous agirons pour maintenir la dynamique de la coopération bilatérale et multilatérale dans des formules avec relevance stratégique, parmi lesquelles je souviendrais la trilatérale la Roumanie-la Pologne-la Turquie et, comme vous le savez, la semaine dernière à Ankara a eu lieu une nouvelle réunion dans ce format et de telles consultations continueront.

Le partenariat stratégique avec les Etats-Unis représente un autre pilier essentiel de la politique étrangère et de la sécurité de la Roumanie. En 2016 aussi la coopération bilatérale avec les États-Unis a été marquée par une remarquable interaction politique et de fond. Monsieur le Premier ministre a déjà fait référence à un point de cet important dialogue, c’est-à-dire sa visite à Washington, en mai. Le renforcement de la dimension économique de ce partenariat constitue une priorité et nous, le ministère des Affaires étrangères, nous essayons de faire tout le possible pour donner plus de substance encore à cette dimension, surtout parce qu’elle a une relevance particulière et porte sur un intérêt particulier pour les deux parties qui ont un excellent potentiel pour la coopération qu’il s’agisse des ressources énergétiques, de l’IT, de la cyber sécurité, de la recherche fondamentale, des communications, de l’éducation et d’autres domaines.

Mesdames et Messieurs,

Pendant la dernière année, l’Union européenne s’est confrontée à de multiples crises et à de difficiles épreuves qui ont attiré l’attention sur la capacité de l’Europe à gérer de manière efficace et cohérente les défis majeurs. Permettez-moi de dire, non seulement ont-elles attiré l’attention, mais elles soulevé aussi des questions sur cette capacité. Dans ce climat, dominé par des difficultés, l’Union doit prouver qu’elle peut répondre aux défis complexes accumulés, que le projet européen continu à apporter des solutions attendues par tous les citoyens européens. Tel est le message et l’attente de la Roumanie au sommet informel de Bratislava qui aura lieu d’ici en deux semaines.

Pour la Roumanie les choses sont bien claires: il n'y a pas d’alternative au projet appelé l’Union européenne. Le projet d’intégration européenne demeure un projet stratégique, intrinsèquement lié à la perspective de développement à long terme de la Roumanie. En ce sens, la Roumanie va promouvoir la continuation de l’intégration européenne, le maintien de l’unité et de la cohésion de l’Union européenne sur la base d’un ordre du jour positif au niveau européen, axé sur des projets concrets pour puissent restaurer la confiance de nos citoyens dans ce projet. Il est une question essentielle de rétablir la confiance dans le projet européen.

Le résultat du processus de redéfinition de l’UE doit être une uUnion cohérente, axée sur des résultats, souple dans ses procédures et plus proche de ses citoyens.

Cette approche devrait prévaloir également dans le cadre des discussions relatives à la gestion du vote britannique, en faveur du Brexit.

Nous devons répondre au défi représenté par ce vote par un engagement européen renforcé. De là, l’impératif de ne pas tomber dans le piège des options du type à la carte qui pourraient porter préjudice à l’Union européenne, à l’essence même de l’Union européenne, comme le respect des libertés fondamentales ou du droit de circulation des personnes et des travailleurs.

En ce qui concerne les préoccupations générées par le phénomène de la migration, je crois qu’il continuera de représenter un défi pour l’Union européenne. La Roumanie est partie de la réponse européenne à la migration et va continuer à démontrer sa solidarité, soit qu’il s’agisse de la question de la relocation, du rapatriement, de l’appui concret accordé à Frontex, au Bureau européen d'appui en matière d'asile, y compris dans le contexte de la mise en œuvre du plan d’action l’Union européenne-la Turquie.

En même temps, nous devons veiller à ce que l’espace Schengen regagne sa pleine fonctionnalité et son plein rôle, celui d’assurer la libre circulation des citoyens et des biens. De ce point de vue, le renforcement de la sécurité des frontières extérieures de l’Union européenne doit rester une priorité, une tâche que la Roumanie accomplit avec du succès et je tiens à souligner également dans ce contexte: l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen se renforcera, et j’espère que nos partenaires espèrent en comprendre, par l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen et, par là, on contribuera aussi de manière au renforcement de la sécurité intérieure de l’Union européenne parce que maintenant quand on parle de la sécurité au niveau de l’Union européenne, nous devons examiner la sécurité extérieure, évidemment, mais aussi la sécurité intérieure.

Sur le plan de relations bilatérales, nous prêtons de l’attention au développement des relations avec nos partenaires stratégiques et avec ces pays avec lesquels la Roumanie a des relations privilégiées. Je veux souligner en ce sens le rythme, la fréquence et le contenu des contacts avec des pays tels que l’Allemagne, la France, la Pologne, l’Italie ou l’Espagne.

Aussi, nous avons prêté de l’attention de manière prioritaire au développement des relations avec les États directement voisins, que ce soit la Hongrie, la Bulgarie, l’Ukraine ou la Serbie, par des contacts à haut niveau au niveau des ministres des Affaires étrangères et d’autres membres du gouvernement.

Toujours dans le registre régional, je veux rappeler l’importance que nous accordons à la relation avec la Turquie, un partenaire clé de l’Union européenne comme il a été indiqué aussi par monsieur le Premier ministre et un allié majeur de l’OTAN, État avec lequel la Roumanie a, par ailleurs, un partenariat stratégique. Comme vous le savez, en collaboration avec le collègue polonais, j’ai eu il y a quelques jours, à Ankara l’occasion de parler longuement avec l’homologue turc sur les développements enregistrés en Turquie, y compris sur la situation régionale et internationale. La partie turque a réitéré, ce qui est important de le dire clairement, que l’objectif d’adhésion à l’Union européenne reste un objectif stratégique de la Turquie. J’ai exprimé, j’ai réitéré notre appui visant la continuation des négociations d’adhésion avec la Turquie, sur la base des critères en matière.

En ce qui concerne les Balkans occidentaux, un autre domaine d’intérêt constant pour la Roumanie, dans les relations avec les partenaires européens, nous restons les défenseurs vocaux de la nécessité de continuer une politique d’élargissement crédible de l’Union européenne comme instrument de transformation positive dans son voisinage.

Dans les rapports développés de manière traditionnelle dans la région du Moyen-Orient, dans les relations avec les partenaires, avec les pouvoirs émergents de l’Asie, sur le continent africain, tout comme dans l’Amérique latine, nous devons tenir compte de manière critique, et j’assume cette situation, du fait que pendant les deux dernières décennies, notre diplomatie est restée un peu derrière le rythme et l’action pragmatique qui s’imposaient dans les relations avec ces pays, d’autant plus que, nous constatons que, ce sont des zones, des pôles de croissance économique de plus en plus visibles et de plus en plus importantes. Par conséquent, nous nous sont proposé au sein du ministère d’intensifier le dialogue avec ces pays, avec les représentants de ces pays, par la mise en place d’un mécanisme de consultations et réunions régulières au niveau du soussigné et au niveau des secrétaires d’État, avec les chefs des missions diplomatiques de ces pays, par régions, ici, à Bucarest. Par ailleurs, nous avons fait et nous continuerons à faire des visites à l’étranger, dans ces pays.

Bien sûr, Mesdames et Messieurs,

La République de Moldova est et restera une priorité indiscutable de notre politique étrangère. Nous allons continuer à accorder un appui solide là où il est réellement nécessaire, dans la mesure des ressources disponibles.

L’appui ferme et de fond de Moldava a été réitérée par ailleurs très récemment tout fort par le Premier ministre Dacian Cioloş au cours de sa visite pendant la semaine dernière à Chisinau. Notre message est bien clair: pour le développement démocratique et la prospérité de la République de Moldova au bénéfice de tous ses citoyens, les réformes doivent être durables, crédibles et irréversibles. Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais les résultats sont déjà visibles: des pas importants en matière de réformes, l’accord au niveau technique avec le FMI, la perspective de la reconstruction de la crédibilité du Chisinau en relation avec les organisations internationales, mais aussi en plan interne. Nous avons de la confiance que l’Europe, et nous en encourageons l’Europe et nos partenaires européens, va répondre positivement et proprement aux efforts que la République de Moldova dépose.

Mesdames et Messieurs,

Un autre sujet d’importance pour la diplomatie roumaine est lié à ce que j’ai déjà dit, l’augmentation du niveau d’ambition dans la promotion de l’ordre du jour économique de la Roumanie, principalement par l’appui des intérêts des entreprises roumaines à l'étranger, par la promotion du capital roumain à l’étranger et par l’attraction des investissements.

Je voudrais insister un peu sur ce sujet. Il est très important de continuer à susciter l’intérêt d’investir dans la Roumanie, mais je pense qu’il est le temps, que nous avons atteint ce niveau où nous pouvons nous proposer une représentation économique et en plan des investissements dans d’autres pays. Une représentation économique et en plan des investissements signifie créer les prémisses pour des relations à long terme plus solides, y compris dans le domaine économique avec ces pays.

Nous avons fait des efforts et je crois que nous avons réussi de faire dans ce sens quelques pas concrets. Tout d’abord, je pense d’abord à la mise en place d’un mécanisme d’implication directe des représentants de la communauté d'affaires dans les démarches de la diplomatie économique, et je voudrais utiliser ce cadre pour remercier la direction de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Roumanie, et personnellement au président Mihai Daraban, pour l’implication et, je dirais, pour le pathos avec lequel il a donné cours à notre suggestion d’initier un dialogue et d’avoir une coopération plus étroite avec la communauté d’affaires de la Roumanie.

En ce qui concerne les quelques réalisations dont je parlais, je voudrais donner quelques exemples d’implication. Comme vous le savez, ce cadre a été mené en coopération avec la Chambre de Commerce, un forum économique en Bulgarie, lors de la visite du Président de la Roumanie, un forum économique, une réunion des hommes d’affaires roumains et vietnamiens pendant la visite du Premier ministre roumain en juillet cette année, et, avec votre permission, la visite personnelle en Iran où j’ai été accompagné par plus de 50 représentants de la communauté d’affaires. Je veux vous dire que ce mécanisme va continuer et je remercie encore une fois la Chambre de Commerce pour son effort et sa contribution. Je voudrais aussi mentionner une autre chose très importante, notamment l’augmentation à un niveau plus élevé de la collaboration entre le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Économie et pour cela, non seulement parce qu’il est ici, mais pour ce qu’il fait, je veux remercier au premier adjoint Borc, qui j’espère sera d’accord, je pense que MAE a développé une collaboration que nous espérons être bien perçue par les autres institutions de l’État roumain. En collaboration avec monsieur Borc, au sein des deux ministères, nous travaillons à une meilleure configuration de notre représentation économique extérieure, car elle est nécessaire et je l’affirme fermement. Une reconfiguration est nécessaire tant au niveau du plan, pour ainsi dire, de nos destinations de nos représentations étrangères, mais aussi au niveau des ressources humaines. Nous devons nous adapter à ce qui signifie l’évolution économique à l’échelle mondiale actuelle. Pourquoi cela ? Parce qu’il s’agit des mesures et des actions qui ont des effets sur la situation de nos communautés locales. Pour cela nous désirons, dans la mesure du possible, d’impliquer de plus en plus représentants des communautés locales dans ce processus de développement de la dimension économique de la diplomatie.

Dans le domaine consulaire - je serai très bref, monsieur le Premier ministre a élaboré sur ce point - le repère fondamental de compétence est d’agir efficacement pour protéger les intérêts et les droits des citoyens romains, des Roumains à l’étranger, en accordant de l’appui consulaire professionnel et de qualité. Nous avons commencé un processus de réévaluation professionnels des personnes qui travaillent dans le domaine et je suis déterminé, en tant que ministre, de mener à bonne fin la voie la réorganisation de ce département dans une formule de performance sans compromis professionnels.

Vers la fin de cette année, on organisera, comme nous le savons tous, les élections parlementaires et nos missions diplomatiques devront organiser, en collaboration avec l'Autorité électorale permanente, les bureaux de vote pour les citoyens roumains qui se trouvent à l'étranger et qui ont le droit de voter. Je fais un appel à vous, messieurs les Ambassadeurs, messieurs les chefs de missions, de préparer de manière exemplaire l’organisation des bureaux de vote et de permettre à nos citoyens, qui souhaitent exercer ce droit, de le faire de manière propre. J’ai pleine confiance dans la capacité de coordination dans ce domaine du ministre délégué pour les Roumains de l’étranger et je l’assure de mon appui collégial et de l’appui de l’ensemble de l’appareil du ministère.

Mesdames et Messieurs,

L’année que nous traversons a apporté des réorganisations significatives au niveau des structures de la direction centrale au ministère des Affaires étrangères, mais aussi au niveau de notre représentation à l’étranger. Un nombre significatif de nouveaux ambassadeurs ont été accrédités à cette fin, cette année, pendant que d’autres diplomates ont pris ces derniers mois la direction des directions générales, des départements et des bureaux au niveau de la Centrale. Je tiens à souligner cela, car il s’agit des changements qui ont eu en vue et qui ont en vue exclusivement le critère de la performance et de la spécificité de l’activité diplomatique, respectivement l’alternance du service à l’étranger et le service de la Centrale. Ils sont les seuls critères qui se trouvent à la base de ces décisions que nous avons prises et que nous prendrons à l’avenir.

Et, en tant que ministre, j’ai la satisfaction de lancer aussi un processus, permettez-moi de le qualifier sans précédent au cours des dernières années, de renouvellement politique en matière de ressources humaines et de personnel du ministère des Affaires étrangères. Nous venons d’achever un concours pour l’emploi de 40 jeunes diplomates, et la semaine dernière, nous avons annoncé un nouveau concours qui va commencer en septembre pour encore 50 postes diplomatiques et l’ouverture également d’un concours pour occuper 160 postes administratifs spécifiques jusqu’à la fin de cette année. Je ne dis pas pourquoi car je ne veux pas différencier ce qui est plus important: le travail, la dimension diplomatique, de logistique et d’appui. Il en a besoin et dans ce domaine aussi, le deuxième, de logistique, d’appui, de capacité administrative de revigoration. Je suis convaincu que ce processus apportera une nouvelle énergie et surtout une nouvelle conduite plus créative, sur la mesure de nos objectifs ambitieux. Il est un effort logistique et humain considérable pour accroître le professionnalisme mais aussi la stabilité de notre institution, pour respecter les engagements et les défis externes des années à venir.

Je considère que pour le prestige du ministère des Affaires étrangères cette démarche d’envergure et de profondeur répond à l’objectif de rendre efficace l’activité diplomatique en attirant de nouvelles ressources intellectuelles et des compétences compatibles aves l’époque pas du tout facile que nous traversons. Pour conclure, je tiens à vous assurer que la Roumanie reste un État euro-optimiste, dévoué au renforcement du projet européen que nous considérons comme la meilleure solution pour le destin de notre pays.

Merci beaucoup pour tous les efforts que les personnes du ministère des Affaires étrangères déposent, souvent dans de conditions difficiles et parfois avec des ressources insuffisantes, mais je vous assure que vous trouverez toujours en moi un partenaire pour les projets important pour l’intérêt de la Roumanie. Je vous souhaite du succès! Je vous remercie beaucoup.

Mesdames et Messieurs,

Encore une fois, je tiens à remercier les distingués, hauts dignitaires qui ont eu la bienveillance de participer à l’ouverture de notre réunion annuelle et de les rassurer que le ministère des Affaires étrangères est conscient de ses responsabilités et en vous souhaitant du succès dans les débats à suivre et surtout dans l’activité à suivre après cette réunion, en remerciant de nouveau les dignitaires, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de la Chambre des députés, je conclue ici la première partie de notre réunion avec une pause de quelques minutes. Merci beaucoup!