Thêmes d’intérêt mondial

Changement climatique

I. Contexte

Le changement climatique est un défi mondial qui exige une approche responsable et des actions concrètes au niveau international, régional, national et local.

La Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée au Sommet tenu à Rio de Janeiro en 1992 (« Le Sommet de la Terre »), est l'outil fondamental pour la gestion de cette problématique. Adoptée le 11 décembre 1997, le Protocole de Kyoto renforce de manière significative la Convention en engageant les Parties de l’Annexe I à des objectifs individuels, légalement contraignants, de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre pendant 2008-2012.

La Roumanie a ratifié la CCNUCC par la loi 24/1994 et le Protocole de Kyoto de la CCNUCC par la loi  3/2001.

 

II . Développements récents

Le 12 Décembre 2015, les 195 pays participants à la Conférence XXI des Parties (COP 21) à la CCNUCC a adopté l'Accord de Paris.

Les principaux éléments de l'accord adopté à Paris sont:

• l’opérationnalisation de l’objectif long terme de limiter l'augmentation de la température mondiale moyenne en dessous de 2 degrés Celsius; les États parties doivent s'efforcer de limiter la hausse de température à 1,5 degrés Celsius;

• une vision à long terme sur la transition nécessaire vers une économie bas carbone et résiliente au changement climatique au cours de ce siècle, dans le contexte du développement durable et de l'éradication de la pauvreté;

• l'examen du cycle des engagements tous les cinq ans, ce qui assure la durabilité et l’ambition de l'accord; les engagements ultérieurs ne doivent pas abaisser les niveaux d'ambition existant;

• un objectif global qualitative concernant l’adaptation au changement climatique, qui vise à accroître la capacité d'adaptation et la résilience et à réduire la vulnérabilité au changement climatique; les États devraient élaborer des plans d'adaptation et de communiquer périodiquement ces plans et les mesures de mise en œuvre;

• les pertes et dommages liés aux incidences des changements climatiques: les États reconnaissent la nécessité de coopérer et de renforcer la compréhension, l'action et le soutien dans divers domaines tels que les systèmes d'alerte rapide, la préparation aux situations d'urgence et l'assurance des risques.

• un processus pour évaluer les progrès mondiaux dans la réalisation des objectifs entreprises (réduction des émissions, l'adaptation et le financement), basé sur un système de surveillance et de communication pour assurer la transparence et la responsabilité à ces développements;

• des engagements des pays développés de mobiliser les sources de financement pour les Etats en développement et d’assurer le transfert de technologie et l'augmentation de la capacité de ces Etats à s'adapter au changement climatique et à mettre en œuvre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Dans la période à venir, il est essentiel de maintenir la volonté politique d'adopter tous les éléments nécessaires pour l’entrée en vigueur et la mise en œuvre de l'Accord de Paris.

Le 5 octobre 2016, le double seuil pour l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris: la ratification par plus de 55 Parties (74), représentant plus de 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (58,82%), a été dépassé.

Le ministre des Affaires étrangères, Teodor Meleşcanu, a deposé l'instrument de ratification, par la Roumanie, de l'Accord de Paris, le 1er juin 2017, au siège de l'ONU à New York.

III . La position de la Roumanie

La position de la Roumanie est reflétée dans la position adoptée par l'Union européenne. Le forum communautaire a assumé le leadership mondial dans la lutte contre le changement climatique, en s'engageant unilatéralement à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, au niveau communautaire, de 20% par rapport au niveau enregistré en 1990. L'UE s'est également engagée de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% si d'autres pays développés s'engagent à réduire leurs émissions de gaz au niveaux comparables et si les pays en développement plus avancés du point de vue économique s'engagent aussi à contribuer, de manière significative, à l'effort mondial pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, en fonction de leurs responsabilités et capacités respectives.

En ce qui concerne la Roumanie, l’Accord signé à Paris envoie un signal clair aux investisseurs, les entreprises et les décideurs politiques sur la transition mondiale vers une économie à faibles émissions de carbone et guidera les actions à l'échelle mondiale sur la voie de limiter l'augmentation de la température moyenne de la planète en dessous de 2° C. Au même temps, l’Accord est le premier instrument multilatéral concernant  le changement climatique contraignant légalement et avec participation universelle.

La contribution de la Roumanie à l'accord de Paris est incluse dans la contribution de l'UE et ses États membres, qui a été soumis au Secrétariat de la CCNUCC pour publication le 6 Mars 2015.

DONUISF, août 2017