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La Roumanie et l'OSCE/CSCE

 

 I. La Roumanie et la CSCE

Dans le cadre des négociations pour préparer l'organisation et les réunions de la Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe, la Roumanie a été, avec d'autres Etats de taille petite et moyenne, neutres et non-alignés, un promoteur actif du processus démocratique commencé à Helsinki. Ayant une politique étrangère indépendante, la Roumanie envisageait la sécurité européenne comme un système d’engagements, clairs et précis, librement consentis par les Etats, renforcés par des mesures et des garanties concrètes pour les protéger contre l'usage de la force, de leur donner le possibilité de se développer librement, selon leurs intérêts, ainsi que d'établir des relations de coopération en vertu des principes du droit international. 

La Roumanie a été l'initiateur des normes démocratiques et des règles du processus d’Helsinki, fondées sur l'égalité souveraine des Etats participants, la présidence tournante des réunions et l'adoption des décisions par consensus.

La Roumanie a mis l’accent sur le développement et l’affirmation du décalogue de principes, l’accord sur quelques mesures en vue d’augmenter la confiance et la sécurité, des divers programmes de coopération économique et la garantie du cadre institutionnel pour le déroulement du processus d’Helsinki.

Avant 1989, la position de la Roumanie dans la CSCE, était caractérisée, comme pour tous les pays communistes de l'Europe de l'Est de l'époque, par un intérêt accru pour les questions politiques, militaires et économiques et une réserve ou rejet des propositions occidentales sur la dimension humaine de la CSCE.  Une attitude obstructionniste a visé surtout les aspects liés aux droits civils et politiques, à la liberté de conscience et de pensée, ainsi qu’à la création de quelques mécanismes de monitorage de l’accomplissement des engagements assumés par les états dans le domaine de la dimension humaine. 
 

II. La Roumanie après 1989

Après 1989, le processus de la CSCE est entré dans une nouvelle phase, caractérisée par par le consensus de tous les Etats sur le système de valeurs des Etats - démocratie, l’Etat de droit, le respect des droits de l'homme et l'économie de marché. La Roumanie est entrée dans cette étape en retirant les réserves exprimées au Document final de la réunion de Vienne et par l’adoption d’une attitude ouverte, de coopération. La nouvelle politique étrangère roumaine était orientée vers les institutions européennes et euro-atlantiques (OSCE, le Conseil de l'Europe, OTAN, UE, UEO). La nouvelle architecture de sécurité a dû être conçue comme un réseau des structures qui se soutiennent mutuellement. Lors de la première réunion ministérielle de la CSCE, à Berlin, en juin 1991, la Roumanie a présenté un document sur cette nouvelle approche de sécurité et sur le nouveau rôle de la CSCE.  

Dans les années qui ont suivi, les efforts de la Roumanie se sont concentrés sur l'adaptation de l'OSCE aux nouvelles réalités, et sur la transformation de l'organisation dans un instrument utile et efficace dans la prévention des conflits et la gestion des crises, aussi bien que sur la promotion d’une approche compréhensive  de la sécurité par la coopération.

En outre, la Roumanie a fait des efforts d'employer le potentiel de l'OSCE pour le règlement des tensions et des conflits, montrant un vif intérêt pour résoudre la crise dans l'Est de la République de Moldavie dans le respect de son souveraineté et l'intégrité territoriale et impliquant le retrait complet des forces étrangères encore présentes dans la région.   
 

III. La Roumanie a assumé la présidence de l'OSCE en 2001

Par la décision adoptée lors du Sommet de Istanbul (1999), la Roumanie a assumé la Présidence-en-Exercice de l’OSCE
 

IV. La présence de la Roumanie dans les missions d’OSCE

La Roumanie s'est activement engagée dans les actions de l'OSCE en Bosnie-Herzégovine, Albanie, l’ex R.F. de l‘Yougoslavie, Belarus, Kosovo etc.. Des représentants roumains ont fait partie/font partie des missions de l'OSCE sur le terrain ou participent en tant qu’observateurs aux élections.

La Roumanie a occupé la position de chef de mission OSCE en Tchétchénie (l’Ambassadeur Alexandru Cornea), Tadjikistan (l'Ambassadeur Marin Buhoara), Turkménistan et Monténégro (l'Ambassadeur Paraschiva Badescu).

La participation actuelle de la Roumanie à l'OSCE

Les priorités courantes de la Roumanie en connexion avec l'OSCE sont entièrement harmonisées avec les objectifs de la politique étrangère et de sécurité de l’UE. L'activité des représentants roumains à Vienne, ainsi que dans le cadre des diverses réunions spécialisées de l'OSCE vise: 

  • L’affirmation et le respect des principes et des normes d'OSCE ;
  • L’adaptation de l'organisation aux nouvelles réalités, renforçant sa capacité d'agir et de faire face aux nouveaux risques et défis ; 
  • Le renforcement des capacités opérationnelles de l'OSCE, l'efficacité de ses instruments et mécanismes de diplomatie préventive, gestion des crises et relèvement post-conflit; 
  • L’affirmation du concept compréhensif de la sécurité par coopération ;
  • La définition du rôle et de la position de l'OSCE dans l’établissement de l’espace commun de sécurité, sans division, basé sur l'identification et le respect des valeurs partagées, des engagements et des normes de conduite, y compris le droit de chaque Etat participant de choisir librement ses arrangements de sécurité.

En 2010, la Roumanie continue à s’impliquer activement dans les aspects d'intérêt pour l'organisation. Par conséquence, dans le Processus de Corfou - les discussions au sujet de l’architecture européenne de sécurité - à la proposition de la Présidence-en-Exercice kazakh (la présidence actuelle d'OSCE) et sur la base des documents adoptés au Conseil ministériel d’Athènes, la Roumanie a été désignée le coordonnateur thématique « de l'efficacité de l'OSCE ».

Dans le Processus de Corfou, la Roumanie a lancé deux documents et a soutenu quatre autres. Les six documents visent la gestion des conflits, la dimension économico-environnementale et la dimension humaine. 

Dans la réunion ministérielle de l'OSCE à Alma-Ata (16-17 Juillet 2010), consacrée à l'examen d'un rapport intérimaire du processus de Corfou, la Roumanie a réitéré les propositions concrètes promu par notre pays dans ce processus.

Le Ministère des Affaires Étrangères a marqué le caractère du jubilé de 2010 dans le cadre de l'OSCE en organisant deux événements majeurs consacrés à l'évolution de ce sujet:

  • un événement anniversaire, pour la célébration de 35 ans de la signature de l'Acte Final d'Helsinki, qui s'est tenue le 30 Juin;
  • une réunion sur la coopération de l'OSCE / CSCE , tenue le 5 Novembre.

Les deux événements ont été suivis par d'éminents dans le domaine de la diplomatie et des relations internationales, liées par leur activité à différents moments de l'évolution de la CSCE / OSCE en Europe.

Les 1-2 Décembre 2010 a eu lieu à Astana, le 7ème Sommet de l'OSCE, organisée par le pays qui a tenu la Présidence en Exercice de l'Organisation en 2010, le Kazakhstan. La Roumanie a été représentée à l'événement visé au plus haut niveau.
Autres informations sur le sommet d'Astana sont disponibles dans la section spéciale dédiée à cet événement, sur le site de l'OSCE (www.osce.org). Liens:

http://www.osce.org/documents/pc/2010/07/45587_en.pdf

http://www.osce.org/item/47336.html

http://www.osce.org/item/46842.html

http://www.osce.org/item/47338.html

http://www.osce.org/item/47749.html

 

Représentation diplomatique:

Mission permanente de la Roumanie auprès des organisations internationales à Vienne
Adresse: Seilerstaette 17 / 2. stk. / 8 - 9, 1010 Viena
Téléphone: + 43-1-512.85.66
Fax : + 43-1-512.90.57
E-mail: mpromviena@mprom.at